Nous sommes accueillis par un fou. Quel genre de personne patiente à 4h30 du matin le long de la Panamerica (autoroute côtière nord-sud allant de la Colombie au Chili) pour vendre des tours aux touristes ?!? Un fou. Un fou qui propose, en association avec l'une des 4 compagnies de vol certifiées par le gouvernement, un tour pour les fameuses lignes de Nazca.
Bien que sa présence soit étonnante, il est aimable et nous offre de patienter à l'hôtel gratuitement, où nous pourrons avoir accès à une salle de bain, internet...
Nous le suivons donc et, une fois à l'hôtel, entamons les négociations.
Heureusement pour nous, nous sommes en basse saison, et nous obtenons facilement le meilleur ratio qualité/prix, à savoir le plus petit avion au prix des charters.
Pourquoi un petit avion ? Parce que :
1 - nous sommes seulement 4 passagers à bord, chacun a sa fenêtre,
2 - l'appareil vole à basse altitude, donc plus près des lignes, et donc plus faciles à discerner.
Nous prenons un peu de repos à l'hôtel jusqu'à ce qu'un minibus de la compagnie aérienne nous récupère pour nous conduire à la banque (on règle ici en dollars US) puis à l'aérodrome.
Première étape une fois sur place : la pesée ! Effectivement, afin de bien équilibrer le petit appareil, les pilotes doivent bien répartir les 4 passagers... nous sommes donc pesés avec nos sacs.
Après 8 mois de voyage, Émile est tombé à 65kg, Lucy qui trimbale le sac et appareil photo fait à peu près autant : facile à répartir !
Nous patientons ensuite, regardant les différents appareils aller et venir sur la piste...
Nous sommes finalement invités à descendre sur le tarmac et à rejoindre le petit CESSNA 185.
Finalement, face au petit coucou, on se demande si on a bien fait...
L'appareil est beau, semble bien entretenu... mais c'est tellement petit !? Peut-il seulement voler ? On dirait un jouet télécommandé...
Plan de vol aidant à repérer les figures
Une fois installés, et on n'est pas si mal que ça dans notre boîte à sardine supposément volante, le pilote nous rejoint, s'installe en nous saluant, et débute une série de contrôles d'une longueur étonnante : sur les vols long-courrier, on n'est pas forcément conscient de ce que font les pilotes dans leur poste de pilotage : là on sait !
Bref, on allume le moteur... ça fait tourner l'hélice et c'est déjà pas mal !
Les pilotes nous font signe de mettre nos casques parce que le moteur fait un bruit de fin du monde : c'est normal à ce qu'il parait.
On roule tranquillement en bout de piste, on attend l'atterrissage d'un autre appareil, et on se lance !
Petit appareil, petit élan ! On n'a pas le temps de comprendre ce qu'il se passe qu'on a quitté le sol ! Ça a des allures de grand 8. Ça secoue, chaque virage nous incline de 45°…
C'EST SUPER MARRANT !!!
On survole la ville, puis un bout de désert, ...
... et on arrive à "La Baleine".
360° à bâbord, 360° à tribord, afin que chacun puisse voir le dessin tracé entre 400 et 650 après JC...
Si si, la baleine est bien là ! Il faut juste bien la chercher...
Compte tenu de la difficulté pour voir puis photographier les lignes depuis notre petit coucou, la majorité des photos est du genre 'où est Charlie'... à vous de voir si vous êtes capables de mettre le doigt dessus ! ;)
Alors, que voyez-vous sur les photos ?
La navette de la compagnie nous ramène ensuite à l'hôtel où nous récupérons nos sacs.
Une demi-matinée s'est écoulée, juste quelques heures... nous sommes de retour en gare, prenons un bus pour Ica, où nous changeons pour Lima...
La capitale ne nous intéressant pas, nous galérons de nuit avec les transports en commun pour traverser la grande et chaotique ville jusqu'à la gare du nord où nous embarquons pour un nouveau bus de nuit à destination de Huaraz, notre prochaine étape !

J'ai trouvé Charlie! 😀
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